Expositions

Picasso et Lucien Clergue au Grand Palais

Picasso.mania

Le Lundi à Paris, c’est le jour idéal pour visiter les expositions du Grand Palais. Devenue une vraie provinciale, je ne suis plus habituée à la foule et je ne prends aucun plaisir à contempler un tableau après une heure de queue et de bousculades. C’est malheureusement souvent ce qui arrive pour les grandes expos parisiennes. Il y a de très belles programmations mais je me demande parfois si cet engouement n’est pas un peu exagéré. A croire qu’il faut avoir vu telle ou telle expo si on veut passer pour quelqu’un d’intelligent et présentable.
Pourtant, lundi dernier à 11h, prête à affronter la foule assoiffée de Picasso, j’ai eu l’heureuse surprise d’entrer sans attendre, et à l’intérieur, on circulait tranquillement. Le rêve !
Pour résumer, l’expo met en relation les œuvres de Picasso avec celles de grands noms de l’art contemporain. Elle nous montre ainsi l’importance du grand maître pour la création contemporaine.
L’expo commence par un portfolio de vidéos, qui met en scène de célèbres artistes contemporains venant du monde entier et expliquant, chacun leur tour, ce que Picasso représente pour eux. On peut ainsi regarder et écouter, Franck Stella, Franck Gerhy, Miquel Barcelo, Jeff Koons, Bertrand Lavier etc…Avec tous ces grands artistes placés côte à côte,  je me suis amusée à jouer à une version artistique du jeu « qui est ce? ».
Pour le reste de l’expo, si vous aimez l’art contemporain, l’art de ceux qui font beaucoup parler d’eux, de ceux qui font exploser le marché de l’art, l’art de ces artistes audacieux, engagés et parfois impertinent tout comme l’était Picasso, vous serez comblés. J’étais ravie de pouvoir admirer des œuvres pour moi inédites de Jeff Koons, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, Julian Schnabel, Yan Pei Ming, David Hockney etc… J’ai pu prendre quelques photos avec mon portable. Elles ne sont pas très belles mais vous laissent un aperçu de quelques chefs-d’œuvre. Et qui sait ? Vous aurez peut-être ainsi envie de faire un saut au Grand Palais avant la fin de l’expo. Vous avez encore jusqu’au 29 février, pour vous faire une idée. Essayez d’y aller les jours de moindre affluence comme le lundi. Les nocturnes sont, paraît-il, très agréables aussi. (info du Grand Palais)

Lucien Clergue, Les premiers albums

Après Picasso.mania, j’ai continué sur ma lancée et je suis allée de l’autre côté du Grand Palais découvrir les photos de Lucien Clergue, ce grand photographe originaire de Arles, et qui avec son ami Michel Tournier a fondé les célèbres « rencontres de la photographie de Arles ». J’ai beaucoup aimé ses photos, certaines sont émouvantes, d’autres font rêver (ou cauchemarder). C’est surtout ses petits saltimbanques, au regard si triste dans les ruines de Arles qui ont capté mon attention, ainsi que ses nus féminins aux formes généreuses, photographiés en plan rapproché, dans les vagues ou sur les plages de Camargue. Ces photos sont celles d’un homme qui aime les femmes et les décomplexent.
Je regrette que mes photos de portable soient assez vilaines, surtout à cause des reflets des vitres donc je laisse ici aussi mes deux clichés favoris (ceux du Grand Palais).
Si vous vous décidez à aller voir cette expo, il va falloir faire vite, elle se termine le 15 février. (info Grand Palais). Surtout ne manquez pas de regarder la vidéo de l’artiste. Il y parle de sa vie, de ses œuvres, de ses rencontres avec de grands artistes comme Picasso ou Cocteau. Lucien Clergue, ce grand photographe était aussi doté d’un vrai talent de conteur.

Arlequin aux affiches, 1955 (crédit photo Grand Palais)

Arlequin aux affiches, 1955
atelier Lucien Clergue (crédit photo Grand Palais)

Née de la vague, 1967,  (crédit photo Grand Palais)

Née de la vague, Camargue, 1966,
atelier Lucien Clergue (crédit photo Grand Palais)

2 Comments

  1. Guylaine jordan-meille
    9 février 2016 at 12 h 34 min — Répondre

    Bravo pour votre site.

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